Le smartphone de votre ado semble greffé à sa main ? C'est normal !

Dans un autre article, je vous parlais de "la dépendance aux écrans" de vos enfants/ados. Voyons ici un peu plus en détail le cas des smartphones, qui constituent probablement l'attachement principal de vos enfants/ados.


Votre ado ne se sépare jamais (ou presque) de son téléphone ? Celui-ci le/la suit partout, du matin au soir, du lit à la table, au salon, voire même aux toilettes ? L’irritation devient palpable lorsque, en pleine sortie familiale, le précieux gadget n’a plus de batterie ou ne capte plus de réseau ? C’est normal !

Voici quelques pistes d’explication, et de solutions. 😊


Crédit : Gian Cescon, sur Unsplash



Mais pourquoi est-il/elle à ce point scotché à son téléphone ? 😧

Selon une étude commandée par Bouygues Télécom en 2018, 62 % des Français confient ne pas arriver à se passer de leur téléphone pendant toute une journée. Votre ado n’est donc pas le/la seul.e concerné.e, car les adultes n’y échappent pas !

Avant de nous affoler, et de crier à la nomophobie (cette angoisse d’être séparé de son téléphone), il nous faut reconnaître plusieurs choses :


Lorsque l'on considère que ces objets sont de véritables réceptacles de nos vies, contenant nos relations sociales, l'accès à la connaissance et au divertissement, etc., on peut comprendre un peu mieux nos enfants, tombés dedans quand ils étaient petits.


Le téléphone leur est indispensable pour créer du lien social dans cette époque qui est la nôtre, et d’autant plus, ces derniers temps lors du confinement. Cela participe ainsi à forger leur identité, à appartenir à certains groupes, ce qui est fondamental à l’adolescence.


D'ailleurs, qui dit appartenance à un groupe, dit connaissance des derniers sujets de conversation, artistes, séries ou musiques à la mode. La difficulté de décrocher du téléphone et des réseaux sociaux peut aussi s’expliquer par cette crainte d’être dépassés, de rater quelque chose, dans ce monde qui va de plus en vite. (Oui, oui, il y a évidemment un terme anglais pour cela, c’est la “fear of missing out”, ou FOMO)


En bref, l’utilisation d’un téléphone personnel répond au besoin d’autonomie de votre ado, ce qui est aussi crucial à cet âge.

Et pour terminer, la biologie apporte un éclairage intéressant sur cette difficulté apparente de nos ados à poser leurs propres limites :


Le cerveau n’arrive à maturité qu’à 25 ans environ, et le “système de freins” du cortex pré-frontal se développe lui aussi jusqu'à 25-30 ans.

Mais que puis-je faire alors ? 🤷‍♂️🤷🏻‍♀️

Vous aurez compris que je ne recommande pas particulièrement d’interdire complètement le précieux doudou de votre ado du jour au lendemain. Mais cela ne veut pas dire laisser faire, sans poser des limites, car c’est là le rôle du parent.

Si vous sentez que votre ado passe trop de temps sur son téléphone, le dialogue sera comme souvent la meilleure option.

Que diriez-vous par exemple d’instaurer des zones sans écrans (à commencer par la table à manger ?), de désactiver certaines notifications, de restreindre les plages horaires, de l’éteindre la nuit, et de l’interdiction dans la chambre ?


Cette dernière mesure est particulièrement importante, dans la mesure où la lumière bleue émise par les écrans rend l’endormissement plus difficile ! Et en soirée ou matinée, le "mode sombre", proposé sur Iphone, Android et certaines applications, aide à réduire la fatigue des yeux.

"C'est bien gentil le dialogue, j'ai déjà essayé, mais impossible de raisonner mon ado !"

Je vous l'accorde, cela n'est pas chose aisée, et cela ne fait pas de vous un mauvais parent ! Patience, manières d'être, de parler et de négocier avec votre enfant sont des choses qui s'apprennent et ne sont pas forcément innées.

C'est pourquoi j'ai à cœur d'accompagner les parents sur ces sujets, à l'aide de différents outils de guidance parentale.

Je serais ravie de vous en dire plus et d'échanger sur votre situation, n'hésitez pas me contacter ici !

Pour aller plus loin :

© 2020, Sonia Millard